Verdon : l’Offre et Adieu Zidane

Verdon : l’Offre et Adieu Zidane

Séjour découverte de la grande voie dans les Gorges du Verdon : 3 jours pour découvrir l’ambiance de la grande voie, apprendre les manipulations techniques de base (rappel, confection d’un relais, assurage) et s’y exercer, tels étaient les attendus des participants de ce stage.

Voici un petit compte-rendu des voies visitées : l’Offre et une connexion Hissage nocturne/Adieu Zidane.

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L’offre : 50 ans!

Avec les températures élevées de ces derniers jours, pour choisir une voie, l’exposition au soleil est un facteur déterminant, et, dans le Verdon, malgré le renouveau de ces dernières années, en 6a max, le choix est réduit. Je décide de visiter cet itinéraire historique, laissant ainsi le temps à mes seconds de s’imprégner de l’ambiance grande voie.

Nous serons à l’ombre sur la quasi intégralité de l’itinéraire. L’ambiance de ce secteur est unique et marquante d’autant plus pour une première expérience. L’équipement est ancien (malgré quelques goujons neufs disséminés), aéré dans les sections faciles (à compléter si on est juste). La grimpe pourra surprendre les non-initiés à l’ambiance fissure ou dièdre, la patine par endroit pouvant rendre le tout déstabilisant.

une voie ancienne qui reste très belle
demande un peu d’expérience et laissera des souvenirs
ne pas sous-estimer les difficultés d’une voie ouverte il y a 50 ans est toujours bon à rappeler.

 

L1 : 4 rocher moyen, équipement aéré, très facile cependant
L2 : 5b rocher pas encore extraordinaire mais  déjà beaucoup mieux, première fissure à la fin
L3 : 5c+ ça y est c’est très beau, quasi intégralement en traversée, bien équipé
L4 : 6a changement de style, vertical, athlétique avec une section plus difficile sur la fin, beau encore!
L5 : 5 transition facile, peu équipé
L6 : 5c+ deuxième partie en fissure exigeante, avec une section vraiment plus délicate pour rejoindre celle-ci… équipement pas idéal, peut se compléter facilement
L7 : 4 transition
L8 : long dièdre fissuré athlétique, vraiment beau si on aime le style
L9 : 5  RAS

Hissage Nocture et Adieu Zidane

Le dernier jour de notre séjour, il s’agit de trouver des longueurs abordables pour tester les apprentissages et toujours se faire plaisir sur le rocher. Le secteur est à l’ombre le matin et ventilé en journée, la fréquentation est nulle ce jour. Je propose, une fois les rappels réalisés, de faire les trois premières longueurs de Hissage nocturne puis de rejoindre, par une baume qui semble sans difficulté, le R1 de Adieu Zidane pour un enchainement de 7 longueurs en 6a max.

Ici nous nous trouvons comme à l’Offre dans une zone étroite des gorges. Les perspectives sur le pont du Galetas, le lac et les pédalos en contre bas donne une toute autre impression. Loin de l’ambiance austère sombre et écrasante du couloir Samson, le regard est submergé de couleurs et de lumières.

un rocher superbe, intégralement,
des itinéraires impressionnants. contournant les grands bombés oranges veinés de bleu
des voies modernes à l’équipement généreux

 

Hissage Nocturne : L1 à L3   beau rocher de plus en plus sculpté, mention spéciale pour L2 aérienne et qui peut être exigeante sur les pieds
Traversée par la baume : facile, un point au bout de la vire à droite du R3 (après le pilier), puis marche, puis descente avant le gros arbre facile, un point dans la dalle permet de rejoindre la fin de L1 de Adieu Zidane
Adieu Zidane
L2 : 6a passage exigeant au milieu rocher gris sculpté magnifique
L3 : 5c, champ de gouttes d’eau, relais à gauche de l’arbre
L4 : 5c (!) 6a, pas fin au début puis traversée très aérienne les pieds dans des gouttes d’eau
L5 : 5c, un pas plus difficile mais très bien équipé

Reprise des Grandes Voies dans les Calanques

Reprise des Grandes Voies dans les Calanques

Deux jours pour découvrir l’escalade grande voie

Apprendre les manips de base (relais, assurage, descente en rappel, aide simple au second), découvrir l’environnement de la grande voie (la verticalité, les accès, la lecture du topo, le cheminement), et se faire plaisir : un programme bien chargé pour Anne-Laure et Aurore ! Après 3 grandes voies en deux jours, deux baignades, nous rentrons des Calanques, une fois encore, les yeux noyés de lumière et le corps vibrant d’une envie de grimpe.

Sormiou : sur les traces du passé

Après une matinée consacrée à l’apprentissage des techniques de base en grande voie en face est  (relais, rappel et assurage), direction le Bec de Sormiou  pour l’ascension de la voie sur les Traces du passé à l’Antécime, itinéraire reprenant pour partie d’anciennes voies.

L1 et L2 : une structure très sculptée avec de très bonnes prises pour un ensemble bien raide (et glissant si entrée maritime comme ce fut le cas pour nous)
L3 : encore quelques difficultés en mur dans le premier tiers de la longueur
L4 : très homogène en rocher blanc typique
L5 : la plus belle pour moi, de l’aragonite, du gaz, une grimpe évidente et très plaisante
L6 : reste dans le ton de la précédente, sortie sur l’arête au soleil

Une voie dans un rocher très bon à excellent, dans une face vraiment raide pour ce niveau de difficulté, à recommander
(d’autres photos sur Sormiou)

Canaille : secteurs face ouest

Avec la chaleur de septembre, le choix des itinéraires se fait en fonction de l’orientation. Pour une grimpe à l’ombre, nous nous rendons tôt (9h au rappel) dans les secteurs de la face ouest des falaises Soubeyrannes avec 2 objectifs avant la pleine cagne

Ouvreur de Bouse : la classique grandiose

Souvent repris (la première fois!) lors de mes séjours grande voie,  les itinéraires de ce secteur continuent à m’émerveiller (un rocher exceptionnel et unique, une très grande ambiance, de la raideur…); les filles se lancent dans Ouvreur de Bouse, je suis, la confiance est là, nous sommes seuls, à l’ombre, des conditions parfaites.

Tord Boyau : l’aventure équipée

A l’ouest du secteur Ouvreur de Bouse, on trouve encore des voies équipées au secteur Jas de la Penna. Il est difficile en longeant le pied de falaise d’imaginer que cet amas foutraque de rochers offre des itinéraires fréquentables pour la grimpe! Je choisis d’aller visiter tord boyau, confiant dans les capacités d’adaptation de Anne-Laure et Aurore (qui ont adoré!)…

L1 : 6b+ le rocher est ici globalement très sain, deux passages franchement dévers et athlétique, pédale obligatoire pour des seconds non aficionados du toît (parfait pour apprendre!)
L2 : transition
L3 : féérique, sableux, intérieur (et facile), sortie sur des œufs…le boyau
L4 et L5 : entouré d’amas de blocs, graviers et autres objets suspendus, déposés, un cheminement agréable dans une ambiance chaotique
L6 : rien mais relais sur un tout petit buisson pour assurer les quelques mètres facile de la sortie

un itinéraire dans une ambiance unique, des surprises, de quoi se forger une expérience inédite sur des points bétons et un rocher finalement très correct
reste à l’ombre jusque 15h
rester bien lucide sur la pose de pieds et le choix des prises de main

Carmina Burana : une classique exceptionnelle

Carmina Burana : une classique exceptionnelle

De passage rapide dans l’Hérault, chez mon ami Pierre Boissier, équipeur et moniteur actif de la région, je lui propose une journée de « repos » escalade, histoire d’oublier un peu le chantier dantesque qui l’occupe ces derniers temps et de m’emmener visiter ce monument qu’est la face nord de Saint Guilhem le désert.

Ce fut pour moi l’occasion d’un rappel : ces falaises constituent un site majeur du sud de la France. Les faces sud (rive gauche), qui recèlent un très grand nombre de voies, restent un site où la pratique est interdite; la face nord (rive droite), autorisée, abrite de très nombreux secteurs de couennes, beaucoup de grandes voies, largement de quoi justifier le déplacement.

Pour nous ce fût grande voie, une connexion le blues du rasta et la carmina burana pour un ensemble homogène dans le 6b/c.
L1 : 6b+ départ identique à Carmina puis on bifurque à droite vers une lunule… le rocher devient très bon, ça penche déjà
L2 : 6b+ pas fins au début, puis un long passage exceptionnel dans des alvéoles ; une fois rétabli et au relais, une traversée à gauche permet de rejoindre un genévrier puis ensuite le relais de Carmina
L3 :  5b traversée par la vire, un court ressaut ensuite pour atteindre une autre vire
L4 : 6b/c enchainement des 2 longueurs de 6b (courtes), là ça penche vraiment beaucoup pour finir au dessus d’un grand genévrier mort dans une conque évidente
L5 : 6a+ remontée de la conque puis traversée plein gaz (enfin une arquée à tenir!), l’ambiance est ici fabuleuse, on domine le chemin en contrebas ce qui permet d’évaluer l’avancée incroyable de cette face (près de 30m)
L6 : 5b courte traversée en sortie de grotte puis remontée évidente pour trouver un relais entre de petits genévriers

un itinéraire exceptionnel, très physique et qui nécessite donc un petite marge sous peine de grosse fatigue voir de bonne galère (imaginer une retraite dans ce profil laisse songeur, moufler son second pendu dans le vide demanderait de bien connaître les techniques adaptées!)

Topo : des infos assez complète sur la face nord sur www.topo-thaurac.com

Un Pro : dans le secteur pour de l’escalade, du canyon, voyez avec Pierre & Eau

Verdon : découvrir la grande voie à l’Escalès

Verdon : découvrir la grande voie à l’Escalès

Une première expérience de grande voie dans les Calanques l’hiver dernier, le virus qui s’instille depuis, je propose alors cette année à Tor et Sarah de venir découvrir les gorges du Verdon.
Avec un niveau en 5c/6a en extérieur, peu d’expérience, la découverte des parois de l’Escalès laisse d’abord dubitatif et impressionne. Après deux jours, reste une impression irréelle, les yeux remplis de larges panoramas aériens traversés par des oiseaux géants, le visage baigné d’un souffle d’air vif. Et aussi on a progressé techniquement : les rappels et les relais se sont enchainés, les imprévus ont permis de se questionner, l’expérience qui se construit peu à peu.

Et cette envie d’y retourner, la saveur de l’escalade sur les hautes parois, venez grimper dans les gorges, c’est unique et grandiose!

Secteur des dalles grises : Chlorochose

Peu de fréquentation en ce week-end de Pâques, les dalles grises sont une superbe première approche dans ces conditions : un secteur pas trop impressionnant, un rocher excellent et de très nombreuses possibilités à adapter en fonction de la fréquentation, des sensations et du niveau. Au départ du jardin des écureuils, on peut aisément prévoir de nombreuses connexions.
Nous avons parcouru Chlorochose intégralement, une voie bien équipée, très homogène et au rocher peu patiné
Le départ de la L1 réveille et est sans doute la section la moins évidente de la voie. L’ensemble est vraiment très plaisant et permet de découvrir fissure, dièdre, mur gris à réglettes ou à trous.
Pour ceux qui se sentent, possibilité de corser un peu l’ascension en s’échappant par Sucepé, l’Arabe Dément ou Totem dans le pilier à droite.

Secteur Dent d’Aire : Pas de prélude… et El Gringo Loco

Pour le deuxième jour, plutôt matinaux, nous profitons du large panorama de la Dent d’Aire. Le programme est plus ambitieux : 8 longueurs au départ de la partie inférieure, plus de 200m d’escalade, des cotations plus soutenues, un enchainement dans un rocher varié, toujours de très grande qualité le tout servi avec un équipement irréprochable.

Pas de prélude pour Hervé : pas fins en L1, dièdre fissuré en L2, de quoi largement réveiller ou révéler ses compétences techniques. L3 décrétée la plus dure est surtout la plus longue, en L4 le pas dans le premier tiers est, à mon sens, un bon cran au dessus du reste, enfin L5 aura de quoi dérouter avec sa fissure raide dans un rocher gris très compact.

El Gringo Loco : la plus facile du ressaut supérieur, à choisir si le bas a déjà bien entamé votre combativité et vos bras. Après une L1 très agréable et déroulante, L2 et L3 sont bien raides et proposent une escalade assez physique.

Tout y est : de grands rappels, l’arrivée dans une zone reculée des gorges, la paroi à remonter qui n’en finit plus , les vautours qui parfois vous frôlent, le caillou exceptionnel.

Escalade l’hiver dans les Calanques: c’est parti

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Joseph arrivait de New-York pour quelques jours de dépaysement à Marseille et voulait, entre autre choses, découvrir l’escalade en grande voie dans les Calanques.
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Séjour escalade Calanques : Canaille, Eissadon, Sormiou

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Au programme de cinq jours dans les Calanques, les attentes de Céline puis Alexis étaient dans le désordre : faire de l’escalade en grande voie (en découvrir les techniques, les ambiances), découvrir le massif des Calanques, se dépayser, se ressourcer, prendre plaisir à l’instant, booster son sex appeal en repartant le regard plein de lumières… Lire la suite

escalade à la Paroi des Lys : fiesta del cinq soup

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Grande voie Tramouillon, la visite automnale!

A chaque automne le choc est intense : douceur de l’air, explosion de couleurs, calme,  quelle que soit la vallée dans laquelle le regard s’égaye, l’envie de flâner dans les jaunes, verts, oranges, rouges et bleu et… est intense. Pas loin de la maison, tous les matins dans le viseur, le vallon de Tramouillon aimante le regard, ses falaises aux roches multicolores se marient si bien aux nuances de la saison. Lire la suite