Séjour escalade Calanques : Canaille, Eissadon, Sormiou

Au programme de cinq jours dans les Calanques, les attentes de Céline puis Alexis étaient dans le désordre : faire de l’escalade en grande voie (en découvrir les techniques, les ambiances), découvrir le massif des Calanques, se dépayser, se ressourcer, prendre plaisir à l’instant, booster son sex appeal en repartant le regard plein de lumières…
Tout cela nous l’avons fait, et si l’on ajoute que l’on s’est baigné dans des endroits incroyables, au milieu des méduses, que nous avons vu une tortue marine (rarissime), fait la rencontre de Jean Louis Fenouil en personne! cela confirme (s’il est besoin) que la grimpe dans les Calanques, c’est exceptionnel.

Vous aussi venez dans les Calanques, en séjour collectif ou engagement privé
le séjour se construit ensemble, selon votre niveau, vos envies

Sormiou : le choix pour découvrir

Une fois de plus, pour découvrir les Calanques, se confronter à son rocher, prendre la mesure de ce massif sans se faire écraser par une ambiance austère ou des voies trop difficiles, Sormiou est idéale.

Le premier jour, avec Céline, après la baignade du matin sur la plage, direction le secteur Rumpe Cuou, paradis de grande voie facile (90% en deçà de 6a+), un endroit idéal pour apprendre et conforter les techniques d’escalade en grande voie (et se baigner!!). Ne pas toutefois négliger l’engagement de ce secteur : un accès par le haut, un vrai isolement, un risque avéré de chute de pierre (faire très attention, pensez à ceux qui sont en bas!)
Deux itinéraires pour nous : sur la partie gauche de la falaise Les pieds dans le plat, 3 longues longueurs très homogènes sur un rocher facile à grimper (très sculpté); puis Le farniente des Oursins, L1 et L2 enchainées, L3 magnifique sur une dalle compacte – friction obligatoire – puis une deuxième partie sur un rocher plus inégal, mention  spéciale pour le 5c bien raide en aragonite.

Quelques jours plus tard, avec Alexis cette fois, nous irons au secteur Dièdre Guem dans une ambiance brumeuse toute différente : un horizon mal défini, la silhouette des îles du Riou et la rencontre avec une tortue ont donné un caractère quasi onirique à cette journée!
Départ dans Mélody, superbe L1 au dessus de l’eau, puis nous avons rejoint NTD pour un itinéraire plus homogène dans le 5c/6a. La qualité du rocher est bien au rendez-vous, sans la raideur, de quoi faire ses premières armes et profiter au maximum.

Cap Canaille

Pas de nouveauté cette fois ci mais la relecture (et ce ne sera pas la dernière) de deux itinéraires exceptionnels (rocher inoubliable, grande ambiance, homogénéité, panorama…) : 2 vauriens 3 Canailles (compte-rendu passé) et l’enchainement des 2 dernières longueurs de Ouvreur de bouse (ici). Sur le parking, rencontre avec Jean Louis Fenouil, un des ouvreurs de Bourreur de Rousse et de nombreux itinéraires dans la région et en Corse, éditeur de très beaux topos ; Jean Louis un jour, une tortue l’autre… magique!!!

Des traversées marines

L’escalade dans les Calanques, ce sont aussi des traversées, souvent sauvages, souvent lointaines ; l’extrême proximité de la mer pousse encore un peu plus le dépaysement et invite à la baignade dans des endroits uniques (et nous ne nous sommes pas privés).

Deux traversées sur ce séjour :
A l’Aiguille de l’Eissadon, la voie Sur les traces de Gaston, réputée belle et très accessible (et très équipée), est effectivement une merveille. Aucune fausse note sur cette journée, un bain de mer puis nous attaquons les premières longueurs au ras de l’eau (passage du chenal, rocher blanc, grimpe face au large). Les longueurs verticales viennent ensuite changer l’ambiance, et donnent accès à ce qui pour moi fait toute la grandeur de cette voie, les superbes longueurs de l’arche au sommet pour une escalade raide et variée (ombragé), j’y retournerai !!!

Sormiou, au depart du col de Morgiou, dans un coin vraiment reculé et sauvage, L’Oubli est la Ruse du Diable pour aller de la Calanque de la Palée à celle du Cancéou. Pas de photos pour cause de très mauvaise manip et effacement inopiné (regrettable!) de la carte mémoire.

Un retour d’info :
Accès : bien lire le topo (acheter les topos!!!), une fois passée la barre de la Palée, chemin peu marqué mais cairné suffisamment… ne pas s’y méprendre, ce n’est jamais scabreux et c’est assez loin (1 petite heure en hésitant)
La Voie : L1 sans encombre, reste au ras de l’eau; L2 crux en difficulté de la voie, quelques mètres raides et obligatoires (mais équipés pour tirer), puis moins raide mais peu évident à lire et grimper si on est juste au niveau; L3 un départ qui peut perturber puis beaucoup plus facile (ambiance déjà); marche; L4 : RAS ; L5 et L6 : peu difficiles en apparence mais l’ambiance sur cette vire déversée au dessus d’une grande baume peu affecter si l’on manque d’expérience, rappel plein vide, baignade mythique dans la Calanque… la suite est une succession de petites longueurs/ressauts mais dans une ambiance tout à fait unique.
Attention dans la deuxième partie aux chutes de pierres, principalement dans le goulet, encore plus si il y une cordée avant vous!!!

vue du secteur, manque la grande baume derrière le premier pilier