Escalade : de la salle aux falaises des Hautes-Alpes

Retour sur un séjour autonomie en falaise de 4 jours sur les falaises des Hautes-Alpes en mai. (page du séjour Hautes-Alpes)

Envie de retourner en falaise après une première expérience peu concluante, besoin de se familiariser avec l’essentiel de la sécurité, avide de conseils pour aborder sereinement l’univers de la grimpe en rocher naturel… les stagiaires de ce séjour avaient en commun une expérience et une pratique de l’escalade en salle et la même envie de s’ouvrir l’horizon de l’escalade outdoor.

Sous un soleil intense (nos nuques s’en souviennent!), nous avons consacré les deux premiers jours à l’escalade en couenne. Sur les sites de Réotier et de Rocher Baron, idéals  pour aborder les contraintes de l’escalade en falaise et de se familiariser avec différents types d’équipement, pour avoir un aperçu exhaustif des différents relais (relié ou pas, sur broche – plaquette…) et de la manière d’y installer une moulinette… le tout dans un cadre splendide entre vallée verdoyante et sommets enneigés.
Ce fut également l’occasion de vite et systématiquement aborder la question du mental, de la peur, de la chute… pas un jour sans y passer

Freissinières : grande voie aux Dalles Magiques

Pour une première grande voie, pour donner le goût de cette pratique, il existe dans la vallée de Freissinières, un éperon longtemps oublié et remis au goût du jour.
Tout y est : équipement rassurant, longueurs – près de 180m – ambiance aérienne dans la partie sommitale, cadre grandiose, légère brise, descente à pied ou en rappel. Nous avons parcouru la voie Ombres et Lumières (topo C2C): les 2 premières longueurs en traversée ascendante offrent une escalade agréable (perturbante?), puis on prend pied sur l’éperon, le panorama se dégage, arrive alors le long éperon sommital en 2 longueurs en rocher gris très compact (poussée de pied sans prises de main obligatoire! en basquette je n’ai pas couru!). Nous avons fait le choix de descendre en rappel, l’occasion de pratiquer.

Fournel : l’automne du patriarche

Pour finir ce séjour seul avec Simon, à l’aise et motivé, une grande voie un peu plus dure techniquement est au programme. Nous « profitons » d’un ciel voilé pour aller sur la face sud du Fournel. Une connexion au programme : les 2 longueurs de l’automne du patriarche – rocher gris, cotation sévère, équipement à l’espacement d’époque, absence de patine, beau -, puis 2 longueurs de Transdalle express – superbe rocher et ce malgré les très nombreux passages – et enfin une longueur non référencée sur le pilier élancé du sommet (6b) ; un tout assez homogène même si le pas le plus dur se situe très probablement au 3e point de la voie.

Le stage grande voie dans les Hautes-Alpes, mai et juin pour découvrir les grandes falaises du haut Val de Durance et du Queyras