Grandes Voies : quoi de mieux ?

Parmi toutes les pratiques de l’escalade, s’il ne devait en rester qu’une pour moi, ce serait la grande voie.

Au commencement, il y a la rencontre avec une face que l’on aperçoit sur une photo puis que l’on vient embrasser du regard. Ce jour là, parfois, une première ascension s’organise, d’autres fois il s’agit juste de laisser son regard prendre la mesure de la face, de ses lignes de faiblesse, de ses bastions, ses jardins… alors des parcours se dessinent, les projets naissent.

Vient le temps des informations, à la lecture du topo et des comptes-rendus on s’imagine déjà cheminer une voie, puis une autre… quels sont les accès ? les possibilités de s’échapper ? le niveau d’engagement ? les cheminements de retour (à pied, en rappel) ? …

Bien des fois, jusque là, on est tout seul, c’est son rêve à soi. Partir en grande voie, c’est ensuite et surtout partager tout cela, trouver le compagnon de cordée et rêver ensemble … et lui aussi bien souvent voit des lignes, les a déjà vues, s’est projeté dans leur ascension.

C’est le jour : le vide se creuse, le sommet se rapproche ou bien avec la fatigue semble toujours aussi loin! Les heures passent, les mouvements s’empilent, les relais laissent le temps d’admirer encore et encore les perspectives insoupçonnées qui s’offrent à nous. Les mots sont rares mais la présence à l’autre est totale.

On est là et pas ailleurs! La grande voie, c’est pour moi de ces instants rares et précieux dans nos vies où entièrement au présent, à l’écoute du moindre souffle d’air, attentif à chaque dessin du rocher, l’éveil est total : libre !

 

Ces stages grandes voies, dans des lieux que j’affectionne (Calanques (Marseille), Verdon, Hautes Alpes, …), dans lesquels j’ai parfois vécu, c’est vous transmettre et partager un peu de ce plaisir…

 

Les destinations et les dates proposées ne sont pas restrictives, contactez moi pour parler de vos projets.