Aladaglar en septembre

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En complément de l’article rédigé en mai 2019, voici quelques infos supplémentaires sur les grandes voies dans le massif de l’Aladaglar en Turquie.
Pour ce séjour, Audrey et Richard m’ont fait confiance. Merci à eux.

TOUS LES STAGES ET VOYAGES ESCALADE

Compléments d’info

En septembre les températures étaient bien plus clémentes qu’en mai, on grimpait à l’ombre ou au soleil sans souffrir ni de l’un ni de l’autre.
Les accès voitures par les pistes sont beaucoup mieux dégagés et nous avons sans difficulté atteint les parkings supérieurs avec un véhicule standard.

Enfin, l’accueil chez Recep et Zeynep à l’Aladaglar Camping Bungalow et toujours idéal!

Les voies parcourues

Cimbar Valley

En milieu de séjour, journée maussade au programme, nous avons essayé de parcourir Le chant du Muezzin entre 2 averses.
2 longueurs sur les trois avant une retraite sous des trombes d’eau.
Assez pour rappeler à qui voudra faire cette très belle voie que quelques friends sont largement recommandés pour compléter l’équipement en place bien aéré!

Nous avons visité le Pinarbisi Canyon… et cela vaut le détour. Une grande voie superbe à droite et des couennes sur un rocher qui donne vraiment envie!

Karayalak tower

Nous étions déjà allé sur cette paroi en mai. Je répète cette fois-ci Freedom et confirme : c’est une voie exceptionnelle! Toutes les longueurs sont superbes et aux cannelures du socle succèdent de belles longueurs raides à réglettes et un final vraiment aérien.
L’équipement en place est aéré dans le socle puis rapproché dans les difficultés. Inutile de se charger, peu ou pas à rajouter sur ce caillou très compact.

Kayacik tower

Le premier jour, nous avons parcouru une nouvelle voie sur cette face qui n’en comptait jusqu’alors qu’une seule. De dénivelé et de difficulté modeste (moins de 250m, 6b max), d’accès facile, c’est une bonne option pour découvrir ce superbe calcaire.

Les trois premières longueurs se déroulent sur une dalle qui se redressent peu à peu. Les points sont éclatants mais très espacés et il reste délicat de rajouter des protections fiables sur ce calcaire. On grimpe aisément mais il faudra rester maître de soi. Les deux dernières longueurs bien plus raides sont superbes et équipées plus rapproché.

Emli valley

Retour au Parmakkaya pour cette fois-ci parcourir la voie normale. Sur le papier, rien de bien difficile, sur le terrain c’est tout autre! Principale difficulté : avoir des bonnes infos pour le départ. Mon principal indice – le départ se fait bien à gauche d’une conque orange et si vous ne voyez pas une foule de piton, vous n’y êtes pas!

Si vous n’ouvrez pas deux longueurs qui font un peu mal à la tête, vous arriverez sur le fil de l’arête reposé. Sinon, tant pis, mais ce qu’il adviendra ensuite n’en sera peut être que meilleur encore!

Le final est de toute beauté sur ce sommet sorti d’un comics book de SF. une escalade sur un rocher sculpté, raide, compact et coloré, enchainement de bac sur le fil de cet éperon fabuleux.

Nous avons pris un immense pied à nous promener sur cet arête effilée ; ajoutons un crépuscule flamboyant, un lever de lune dans la forêt, le face à face avec un loup sur le chemin : la journée inoubliable!

Yelatan Wall

Nous avons parcouru Tête de turk des infatiguables Duverney-Condevaux.
Ici encore plus que lors de l’ascension de Régime banane – plus à gauche et des mêmes ouvreurs – grimpé en mai 2019, tout dépendra de votre sens de l’itinéraire et de votre aisance à ouvrir les yeux aux bons moments.
L’escalade va souvent au plus évident, au plus droit aussi mais ne s’embarrasse pas de beaucoup de points. Prenez de quoi compléter un peu (rare de voir plus de 4-5 spits par longueur de 50-60 m) et sachez renforcer des relais quand il se présente à vous (un seul point!).
Un rééquipement, si l’escalade devait se développer, participerait à rendre cette voie très recommandable, encore plus agréable.